Moi la poesie prisoniere
MALIKA ASSAL
je m’endors
Dans les greniers des rayons
Sur ma joue
J’attends une fissure
Deux fissures pour m’infilter
Et eparpiller dans les galaxies
Ma flamme arc-celeste
Une main douce je l’espere
Pour secouer de sur moi la poussiére
Et sur mon corps
Tater le pouls
Et semer la lumiere
Je sortirai de mon antre
De mes arteres
De ma petrissure
J’execre
Les chaines j’execre
Et ma soumission l’execre
Et dans mes genoux
Rampe la poliomelite
J’aurai besoin de bequille
De nuit au ciel je m’eleve
Et je reviens
Et m’en vais au lever
La chaine aux poignets
De la nuit je l’appose
J’assiege la porte
Sur les vagues je flotte
Et me noie dans la rosée
Du crepuscule
Je puise du pourpre
Et éteins
Une braise à l’attrisé
Et ceux partant au soir
Je devins coupes
Pour à leur santé boire
Tel le voleur
Derriere le mur je suis tapis
M’extenue
Le vertige tel l’aveugle
Mon existence
Dans le vaste des prairies











































































